Et je l'ai fait! Si, si je vous jure! Malgré tout ça, j'ai chaussé mes baskets (toutes neuves même si je les ai achetées il y a plus d'un an), j'ai enfilé mon T-shirt, mon K-Way (pour la pluie), j'ai démarré mon chrono (juste pour bien me casser le moral à la fin du tour et être sûr de ne plus jamais recommencer cette folie) et je suis parti. Et j'ai bien fait. J'ai souffert le martyr. Au bout de dix minutes, je ne pouvais plus respirer. A la onzième, je me suis demandé comment j'allais pouvoir finir. A la douzième, je me suis encore arrêté pour ne pas mourir d'asphyxie. A la quinzième, je maudissais la personne qui a osé raconté que le sport c'est bon pour la santé (encore un qui donne des conseils qu'ils s'empressent de ne pas prendre pour lui). A la vingtième, je me maudissais moi-même. A la demi-heure de course, je me suis rassuré sur le fait que je ne battrai pas mon record personnel sur la distance. A la quarante deuxième minute, j'infirmais ce que je disais à la demi-heure : oui j'ai bien battu mon record... Bon, c'est le record du tour le moins rapide que je n'ai jamais effectué, mais l'essentiel c'est de battre ses records non? A la quarante cinquième minute, je me suis posé la question : tiens, pourquoi ça va mieux? Et oui! Finalement, je me suis beaucoup amusé. Enfin, je devrais plutôt dire, malgré la souffrance, je me suis beaucoup amusé.

Et là, après une bonne douche, après m'être lavé les cheveux, m'être rasé... (heu non, ça je le ferais demain!) je me sens beaucoup mieux. Je suis détendu, je n'ai pas envie de regarder la télé, je suis calme, reposé et (baillement) je vais aller me coucher. Non je plaisante! C'est impressionnant comme je me sens détendu. Finalement, l'idée de départ n'était pas si mauvaise. Et peut être même que je vais recommencer bientôt. Non, pas demain, il ne faut pas non plus déconner. Peut être mardi. Je verrais si physiquement, j'ai récupéré. De plus, mercredi risque d'être une journée stressante de six heures du matin jusqu'à vingt-trois heures. Peut être que si j'ai le temps je vous raconterai ça jeudi. Donc, courir la veille ne pourra que m'aider à affronter la folle journée de mercredi. Allez, c'est décidé, mardi je retente l'aventure!